Le gouvernement congolais en collaboration avec la coopération américaine, pour préparer un cadre pour une agriculture moderne, avait organisé une structure dénommée IPOC, Institut Polytechnique du Congo en 1961. En 1962, la CBCO avait ouvert cette structure à Vanga. L’objectif fut de former des agriculteurs, de créer certaines industries de fabrication de sucre, du matériel agricole, des intrants agricoles.
LUSEKELE fut un champ d’expérimentation des variétés améliorées notamment celle des arachides connut dans le monde sous le nom de LUSEKELE 2. Cette variété fait, aujourd’hui, le bonheur des pays de l’Afrique de l’Ouest qui sont des exportateurs d’arachides. Il faut aussi mettre dans le compte de LUSEKELE, les palmiers nains. Ces palmiers expérimentés à LUSEKELE n’ont pas pu être utilisés en RDC, les usines de fabrication ayant connu des fermetures suite aux guerres de rébellion des années après l’indépendance et mauvaises décisions de l’Etat congolais telles que la zaïrianisation et l’étatisation de ses fabriques. Délocalisées et transportées vers l’Indonésie et la Malaisie, ces deux pays sont aujourd’hui respectivement premier et deuxième producteur mondiale de l’huile de palme.
Notons qu’à l’époque des Huilerie du Congo Belge et lever du temps colonial, c’est notre pays qui fut le premier producteur mondial de l’huile de palme. Avec les nouvelles idées sur les énergies fossiles, LUSEKELE offre à l’Etat congolais un moyen de développer des usines de l’huile de palme afin de résoudre les problèmes d’énergie.
LUSEKELE existe encore jusqu’à ce jour et demeure encore une structure de production des semences améliorées. Malgré les difficultés rencontres, ACDI accompagnent les fermiers et agriculteurs de l’ex BANDUNDU. La CBCO vient de donner un maigre soutien pour une petite production des semences pour les églises de la communauté.
